Onzième soirée d’observation du ciel – 16 octobre 2026
La météo nous avait promis des nuages… nous avons préféré ne pas la croire !
Onze membres du club se sont retrouvés à la citerne pour cette onzième soirée d’observation de l’année. Huit télescopes de toutes sortes pointent le ciel: un Matsukov, un Schmit Cassegrain, deux Evscopes, un Dobson 200, un Newton sur monture équatoriale, un Seestar et une paire de jumelles imprésionnante. De nombreux objets célestes à découvrir et, comme souvent, quelques péripéties qui font tout le charme de nos soirées astronomiques.
Étaient présents : Fabrice, Leeroy et son Papy Georges, son père Jessie, Patrice, Henri, Denis, Xavier, Arnaud, un deuxième Fabrice et Denis. Bref, douze astronomes motivés, prêts à affronter les caprices du ciel !
Il faut dire que les prévisions météorologiques nous ont fait danser le tango toute la semaine. Un jour favorable, le lendemain beaucoup moins, puis à nouveau un espoir… De quoi hésiter jusqu’au dernier moment. Finalement, nous décidons de tenter notre chance. Après tout, nous verrons bien ce que le ciel nous réserve et peut-être qu’il en sera de même que la semaine dernière !
Les premiers arrivés sont Fabrice et Georges, peu après je les rejoins, Leeroy et Jessies sont là juste après moi. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir choisi ce coin pour passer la soirée : un camping-car est stationné à proximité. Ses occupants pensaient probablement passer une nuit tranquille. Ils ne devaient pas imaginer que des astronomes, huit télescopes et quelques discussions passionnées allaient prolonger la soirée bien au-delà des horaires habituels du marchand de sable !

La Lune ouvre le bal
Les observations commencent principalement par la Lune, particulièrement précise et détaillée, qui n’en est qu’à son cinqième jour. Les reliefs lunaires offrent un magnifique spectacle.
Dans les jumelles géantes de Patrice, la vision binoculaire est tout simplement fabuleuse. Observer avec les deux yeux change véritablement la perception : on plonge littéralement dans le paysage lunaire.
Leeroy part ensuite à la recherche de quelques objets dans le Sagittaire. Puis vient l’incontournable galaxie d’Andromède, que chacun s’empresse de pointer. Difficile de passer à côté de cette grande voisine de notre Voie lactée !
Saturne attire également beaucoup de monde et occupe plusieurs télescopes. Ses anneaux à nouveau visibles restent une cible privilégiée de nos soirées.

Au-dessus de nos têtes, la Voie lactée est bien présente malgré l’humidité. Une humidité qui renforce cependant la pollution lumineuse près de l’horizon. Résultat : les observations sont nettement meilleures au zénith, là où le ciel nous offre encore ses plus beaux contrastes.
Des galaxies, une nébuleuse et quelques surprises
Pour ma part, je m’intéresse à des objets situés assez bas dans la constellation de la Baleine. J’y déniche NGC 247 et NGC 246, puis surtout la nébuleuse du Crâne, que je n’avais encore jamais réussi à observer. Une belle satisfaction !

Je pointe également le groupe de galaxies Pegasus I. Il faudra que je reprenne les photographies pour essayer de dénombrer toutes ces petites taches galactiques. Il y a parfois de quoi passer un bon moment à jouer les astronomes-comptables !
Au cours de la soirée, Xavier sort son smart telescope, le Smart Seestar, et nous propose d’observer M82. C’est une grosse sensation pour plusieurs d’entre nous : la galaxie du Cigare offre un spectacle qui ne laisse personne indifférent.
Denis 2, de son côté, tente une autre expérience avec son nouveau téléphone et une application destinée à photographier la Voie lactée. Malheureusement, l’essai ne sera pas concluant. La technologie a beau progresser, elle ne fait pas encore de miracles à tous les coups !
Chasseurs, moustiques et sèche-cheveux
Comme toute bonne soirée d’observation qui se respecte, celle-ci ne se limite pas aux étoiles.
Patrice se retrouve à proximité de chasseurs qui mitraillent les grives dans tous les sens. De quoi provoquer quelques frayeurs ! Heureusement, plus de peur que de mal : à la nuit tombée, les tirs cessent et nous pouvons reprendre tranquillement nos observations.
Fabrice, lui, multiplie les cibles astronomiques. Il attire également à lui une quantité impressionnante de moustiques. Une sorte de protection rapprochée naturelle pour le reste du groupe mais comme je suis installé juste à côté de lui, je finis tout de même par en avaler un; si, si, c’est vrai ! Il faut croire que certains moustiques sont tellement passionnés d’astronomie qu’ils veulent eux aussi découvrir l’intérieur de nos instruments… ou de nos astronomes !

J’aide également Henri, qui se débat avec la configuration de son télescope, ressorti après une année d’inactivité. Il faut parfois autant de patience pour remettre un instrument en service que pour dénicher une galaxie lointaine.
Arnaud a, quant à lui, sorti deux instruments : un Maksutov et un Celestron S30, qui fait des merveilles.
Chez Xavier, la soirée est ponctuée par le démarrage régulier du sèche-cheveux. Tous les quarts d’heure environ, il faut lutter contre la buée qui envahit la lame de son C8. L’humidité est bien présente et nous rappelle que les nuits d’automne ne sont pas toujours tendres avec le matériel astronomique.
Malgré ces petits désagréments, l’ambiance reste excellente. De tous côtés, on observe, on échange, on découvre et on partage ses trouvailles. Les instruments ne chôment pas !
Une soirée qui se prolonge
Henri nous quitte vers 23 heures, suivi par Patrice. Pour ma part, je reste bien après minuit avant de plier bagage, suivi de Leeroy et Jessie, ainsi que de Papy Georges.
Quant aux derniers irréductibles, je ne saurais pas vous dire à quelle heure ils ont dévidé de quitter les lieux. Probablement bien plus tard !
Finalement, nous avions raison !
Encore une très bonne soirée passée à la citerne. Les prévisions météorologiques nous annonçaient des nuages et nous promettaient presque une soirée à rester à la maison. Nous avons finalement eu raison de n’en faire qu’à notre tête !
Pas de nuages envahissants, mais de l’humidité comme cela avait été annoncé. Et surtout, de belles observations, des découvertes, quelques éclats de rire et une bonne dose de convivialité.
Moralité : en astronomie, les prévisions météorologiques sont utiles, mais rien ne remplace parfois le fait d’aller vérifier par soi-même !
2 réflexions sur « Onzième soirée d’observation du ciel – 16 octobre 2026 »
👍👍👍
Merci pour ce beau compte rendu Denis !! et désolé pour les moustiques !! 😉